La première édition
du "Tour de France Automobile", patronnée par l'Automobile Club de
France, a lieu en 1899. Elle est ouverte aux quatre roues (voitures),
trois roues (motocycles) ou . autres ("voiturelles"), Il est alors
obligatoire que l'un des membres de l'équipage soit membre de l'ACF
et pèse au moins 70 kilos !
Cette véritable aventure, si l'on prend en compte les véhicules de
l'époque, se poursuit jusqu'en 1937.
Ce n'est qu'en 1951 que s'effectue la reprise d'après-guerre de l'une
des plus anciennes épreuves du monde. Son originalité -alternance
des circuits et spéciales sur route avec les parcours de liaison-
attire alors grands pilotes et belles voitures. Bernard Consten, qui
a commencé dès 1958 à lier son nom à celui du rallye en le remportant
presque cinq fois d'affilée, reprend -en 1969- le flambeau après quatre
années d'interruption dues à la défection d'un sponsor. L'âge d'or
de ce que l'on commence à appeler "le Tour Auto" débute avec l'acceptation
des prototypes de circuit. 1970 voit l'arrivée du "Grand National",
petit frère du Tour Auto qui permet -jusqu'en 1974- aux jeunes talents
français de se révéler. Dix années plus tard, la crise du pétrole
et diverses autres vicissitudes affectent l'épreuve.
C'est en 1986, la 50ème et dernière édition du "Tour de France Automobile".
Tout du moins dans sa version d'alors.
En 1992, une cure de jouvence providentielle lui redonne vie en version
historique. Trois éditions suffisent pour le hisser parmi les rendez-vous
auxquels tout amateur de voitures historiques qui se respecte se doit
de participer. Deux cents voitures arrivent de plus de vingt pays
pour parcourir, chaque année, un itinéraire inédit.
1998 est une édition charnière. En effet, sous la pression du Tour
de France cycliste, le Tour de France Automobile reprend définitivement
le nom de "Tour Auto" qu'il portait à l'époque de Bernard Consten.
1999 est l'année du Centenaire. Une journée de plus, une incursion
en dehors des frontières pour visiter les mythiques circuits de Spa
(B) et du Nordschleife (D), célèbrent l'événement. Hans et Laurence
Hügenoltz sont les vainqueurs du siècle qui se voient remettre, racines
obligent, la Coupe du Centenaire par l'Automobile Club de France.
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